COP 15 : une entente historique pour la biodiversité

Courtoisie

La porte-parole en matière d’Environnement du Bloc Québécois, Monique Pauzé se réjouit de l’accord historique sur la biodiversité adopté à la COP15 de Montréal. Devant l’immense défi à venir pour plusieurs États, dont le Canada, elle soutient cependant que le véritable succès de cette entente sera mesuré à sa mise en œuvre.

« L’Entente prévoit la protection de 30 % des milieux naturels terrestres et marins d’ici dix ans, c’est une excellente nouvelle puisqu’il nous faut à tout prix freiner le déclin de la biodiversité et des ressources qui sont essentielles à notre survie, précise Monique Pauzé qui émet toutefois certains bémols.  J’ai bien hâte de voir comment le Canada va concilier cela avec sa politique pétrolière puisqu’on a vu le gouvernement Trudeau appuyer des projets de forages en milieu marin dans des zones protégées. Si, au Canada, on peut exploiter du pétrole, du gaz ou des mines dans des aires protégées, on peut se poser la question si le fait de désigner une aire protégée la protège vraiment. »

L’élue bloquiste insiste sur le fait que l’Accord Kumming-Montréal est ambitieux et qu’il aura des incidences sur nombreux secteurs comme le secteur énergétique, mais également sur l’agriculture, les pêcheries et la foresterie.

« Dans la mise en œuvre de cette entente, il faudra réduire la pollution de façon globale, mais aussi l’utilisation des pesticides, ajoute Monique Pauzé. Cela ne pourra pas se faire sans penser aux travailleurs et agir concrètement pour une transition juste dans le cadre de la transformation du modèle agricole et c’est aussi valable pour plusieurs autres secteurs. Outre la protection de la nature, l’accord vise aussi la restauration des zones dégradées par l’activité humaine, mais aucun objectif n’est actuellement chiffré pour cet objectif, ce qui est malheureux. »

Alors que le Canada souhaite enchâsser ses objectifs de protection de biodiversité dans une loi, Mme Pauzé appelle le gouvernement fédéral à être cohérent, à établir des priorités et un échéancier tout en lui rappelant qu’il se doit de protéger de 30 % des milieux naturels terrestres et marins sans pour autant empiéter sur les compétences de Québec et des provinces.

« Tout comme l’Accord de Paris, celui de Montréal n’est aucunement contraignant.  Il faut se croiser les doigts et espérer que les États tiennent leur promesse sans quoi il faudra que la société civile, les citoyennes et les citoyens se mobilisent pour que les vœux pieux des gouvernements se traduisent en action », a conclu Monique Pauzé.

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