Série de démissions à l’exécutif syndical de la Bridgestone à Joliette

Courtoisie

Une crise majeure touche l’exécutif syndical de l’usine Bridgestone Joliette avec la démission de trois membres influents et très impliqués dans l’organigramme du syndicat.

Selon les informations obtenues par le Lanauweb, une assemblée spéciale s’est déroulée le 8 juin dernier, au cours de laquelle les employés se sont déplacés en grand nombre pour discuter et voter sur une lettre d’entente négociée entre la partie patronale et le syndicat. Cette lettre d’entente prévoyait, entre autres, des bonis monétaires reliés directement à l’assiduité au travail ainsi que des modifications apportées à la présente convention collective.

Quelques employés ont voulu mêler les cartes et jouer les trouble-fête en voulant mettre l’exécutif dans l’eau chaude en y allant d’une plénière dans le but d’y aller d’un vote de confiance dans l’objectif de destituer quelques têtes dirigeantes.

Ainsi, le président, Richard Bergeron, et le deuxième vice-président, Jonathan, Illing-Charest, ont décidé de remettre leur démission sur le champ. Malgré tout, l’assemblée s’est déroulée de façon houleuse et peu édifiante avec pour résultat le rejet de la lettre d’entente. Par la suite, Éric Pépin, troisième vice-président, a remis sa démission le lendemain des évènements en soutien à ses collègues de l’exécutif syndical.

Pour mettre en contexte, une grogne s’est installée chez l’usine Bridgestone de Joliette suite à un manque de personnel engrangeant des déplacements de poste de travail et des obligations de surtemps pour combler les postes vacants. L’usine semble avoir de la difficulté à recruter de nouveaux employés par l’instauration d’une échelle salariale peu compétitive et peu alléchante par l’attribution d’un taux horaire à 70% du taux de base gradué sur 6 ans. 

Plusieurs employés de Brigdestone Joliette, sous le couvert de l’anonymat, se questionnent  à savoir ce qui a motivé ces membres de l’exécutif syndical à claquer la porte de la sorte. Ont-ils été contraints de le faire suite à de menaces, intimidations ou harcèlement répétés?

Une rencontre avec le Conseil central de Lanaudière – CSN a eu lieu, le 21 juin, pour faire le point sur la situation. Une nouvelle assemblée spéciale pourrait avoir lieu dans les prochains jours afin de crever l’abcès.

Ce que plusieurs employés dénotent, cependant, c’est une insatisfaction d’un petit groupe d’employé qui malmènerait dans le but probable de semer le chaos.

Le Lanauweb a aussi appris, de source sûre, que malgré une division dans les rangs, une majorité des employés soutiendrait les démissionnaires à l’approche des négociations de la convention collective qui sera échue en septembre 2023 et que des actions seraient à l’étude présentement. L’exécutif et la centrale syndicale devront réagir pour ramener un peu d’ordre et rallier ses troupes.

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