Des dizaines de citoyen·nes, accompagné·es de travailleuses et travailleurs du milieu de l’éducation, se sont rassemblé·es devant les bureaux de la ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry, pour dénoncer les compressions budgétaires dans le réseau collégial, ainsi que les coupes affectant l’ensemble du réseau scolaire québécois.
Les cégeps du Québec font face à des compressions historiques de 151 millions de dollars pour l’année scolaire 2025-2026, en plus d’un gel d’embauche. Ce montant représente le manque à gagner entre les subventions gouvernementales et les besoins réels du réseau collégial, dans un contexte où la population étudiante est en croissance constante. À cela s’ajoutent des coupures dans le réseau scolaire primaire et secondaire, aggravant encore davantage la pression sur le système d’éducation.
« Ces coupes sont une attaque directe à l’accessibilité et à la qualité de l’éducation au Québec. On demande aux établissements de faire plus avec moins, alors que les besoins augmentent. C’est irresponsable et injuste pour les étudiant·es, le personnel et l’ensemble de la société. » dénonce Adam Pétrin, enseignant au collégial.
Le rassemblement visait à envoyer un message clair au gouvernement : l’éducation est un droit et nous devons le défendre. Les participant·es ont réclamé un rétablissement complet du financement et un réinvestissement massif.
« En tant qu’étudiantes et étudiants, nous vivons au quotidien les conséquences de ces décisions qui fragilisent notre parcours scolaire. Derrière ces chiffres, ce sont des étudiantes et étudiants qui voient leurs chances diminuer. Il est urgent que le gouvernement mette l’éducation au cœur de ses priorités. Ce n’est pas juste un chiffre dans un budget, c’est notre avenir qui est compromis. Nous avons besoin d’un gouvernement qui investisse réellement dans notre réussite et notre bien-être. » affirme Mégane Bourdon, étudiante au collégial.
À propos
Uni·es pour l’École – Lanaudière est un mouvement citoyen non partisan qui se mobilise pour dénoncer les coupes en éducation et défendre un financement équitable du réseau scolaire public québécois, du CPE à l’université.