Courtoisie

La pandémie retarde les procédures judiciaires d’un présumé meurtrier

En raison de la pandémie actuelle, ce n’est pas avant plusieurs mois que le présumé meurtrier de Jaël Cantin subira son enquête préliminaire.

Le dossier de Benoit Cardinal, 33 ans, était de retour au palais de justice de Joliette, ce matin (29 juin). Celui-ci n’était pas présent étant représenté par ses avocats.

La Couronne, représentée par Me Valérie Michaud, a annoncé au juge Claude Lachapelle que les analyses de laboratoire dans cette affaire ne sont pas encore complétées, de sorte que ces résultats devraient être remis à la défense, le 28 août prochain, lors de la prochaine audience.

Par contre, il n’est pas assuré qu’à cette date que toute la preuve aura été remise aux avocats de l’accusé, Me Louis-Alexandre Martin et Me Ghassan Toubal.

Benoit Cardinal fait face à l’accusation la plus grave du code criminel soit meurtre prémédité, un crime passible à la prison à perpétuité. Il est soupçonné d’avoir assassiné la mère de six enfants, le 16 janvier dernier à Mascouche.

Au petit matin, ce jour-là, le présumé meurtrier, qui était intervenant social, a appelé le 911 en prétextant que sa famille et lui avaient été victime d’une violente introduction par effraction. La victime, Jaël Cantin, aussi âgée de 33 ans, était gravement blessée lors  de l’arrivée des services d’urgence. Son décès a été constaté à l’hôpital.

Plus l’enquête avançait, moins cette histoire d’introduction par effraction semblait plausible pour les policiers. Cardinal a été arrêté dans la soirée du 16 janvier et accusé de meurtre non prémédité, le lendemain.

Cependant, l’enquête des Crimes contre la personne de la SQ a suffisamment progressé pour que le DPCP modifie l’accusation.