Courtoisie

Sentence reportée pour un homme coupable d’homicide involontaire

Un homme de 24 ans, qui a plaidé coupable à l’homicide involontaire de sa fillette de quelques semaines, en mars 2017 à Charlemagne, devra encore attendre quelques semaines pour recevoir sa peine.

L’homme, qu’on ne peut nommer, en raison d’une ordonnance de non-publication, avait plaidé coupable, en mars dernier, à l’accusation d’homicide involontaire et de voie de fait grave mettant en danger l’enfant.

Il était de retour hier matin (25 juin) au palais de justice de Joliette pour les plaidoiries sur sentence. Cependant, la mise en pause du Québec, en raison de la pandémie, a retardé la tenue des rencontres nécessaires à la préparation d’un rapport présentenciel et d’une évaluation psychologique.

Les deux avocates au dossier, Me Arianne Roy –Drouin, pour la Couronne, et Me Stéphanie Basso, pour l’accusé, ont demandé au juge Claude Lachapelle de reporter le dossier au 17 août prochain. Il n’est pas impossible, qu’à cette date, une suggestion  commune soit faite.

Selon le résumé des faits déposé en cour lors du plaidoyer de culpabilité, la victime, un poupon de six semaines présentait des blessures majeures à la joue et au cou du côté droit ainsi que plusieurs hémorragies au cerveau  lors de son admission à l’hôpital, le 20 mars 2017. Le médecin sur place avait noté la présence d’un œdème cérébral cérébral, ce qui est caractéristique d’un bébé secoué.

Des rayons X avaient permis de déceler trois côtes fracturées datant de sept à 10 jours et une fracture au fémur gauche non récente.

«L’examen IRM démontre un cerveau très endommagé avec beaucoup de saignements et la présence de sang dans les yeux est noté» avait expliqué Me Arianne Roy-Drouin en  mars dernier. Malheureusement, la mort cérébrale du poupon a été constatée, le lendemain, le 21 mars 2017.

L’accusé avait même fait des recherches  sur internet pour comprendre le syndrome du bébé secoué.

Ce n’est que deux ans après les faits que l’accusé a été arrêté, en mars 2019 par les enquêteurs des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec.  L’homme de 24 ans demeure en liberté sous caution.